COPS

COPS se propose de vous entraîner dans un proche futur, celui de la Californie des années 2030. Jeune recrue fraîchement émoulue de l’Académie de Police, fils à papa pistonné, ex-fédéral ou vétéran issu de la police ou de l’armée, c’est à vous désormais de combattre le crime sous toutes ses formes au coeur de la Cité des Anges, en intégrant les rangs de l’unité COPS – Central Organisation for Public Security, élite et vitrine d’un LAPD à bout de souffle.

Trois décennies nous séparent à peine de l’univers du jeu, mais la face du monde a diablement évolué – affrontements nucléaires, guerres civiles, famines, certains pays ont même finis « privatisés » par de puissants consortiums. La situation américaine n’est guère plus brillante de son côté, avec une montée en puissance des puritains et des conservateurs, qui n’ont de cesse de stigmatiser la « Babylone » des temps modernes – autrement dit la Californie. Lasse de servir de dépotoir et de défouloir, celle-ci décide de proclamer son indépendance en 2026, rapidement suivie d’Hawaï et du Nevada. Votre mission ? Rien de plus que de veiller à la sécurité de ce nouvel état souverain, déjà rongé par la pollution, la corruption et la surpopulation, tandis que chaque citoyen se prépare anxieusement au Big One, au séisme qui engloutira la région entière… Si l’Homme a marché sur Mars et s’il s’apprête à coloniser les fonds marins, la terre ferme n’est plus qu’une vaste plaie béante aujourd’hui.

Dans la droite lignée de Berlin XVIII, déjà produit par l’écurie Siroz, COPS vous entraînera tout droit dans le quotidien peu réjouissant du commissariat central de Downtown LA, avec son lot d’enquêtes, de vacheries administratives, de guerres des polices, de ripoux et de héros sous-payés, le tout au sein d’une unité qui a (en principe) toute autorité sur le Comté de Los Angeles – et le troisième taux de mortalité de la police. Mais si les personnages sont tous appelés à porter le même uniforme, le jeu n’en demeure pas moins varié en termes de carrières proposées : le COPS rassemble 200 flics de tous les horizons possibles, qui se doivent d’être aussi habiles au Colt Afrikaneer qu’avec un tube à essai, de manière à « Servir et Protéger » au mieux le contribuable californien.

Le système de jeu se veut quant à lui des plus fluides et fidèles à l’univers : lancez autant de d10 que le score de telle caractéristique (entre 1 et 5), le but étant d’obtenir avec chaque dé un score égal ou supérieur à votre compétence (vous l’aurez compris, plus une compétence est élevée, moins le personnage est bon), de façon à réunir entre 1 et 5 réussites selon la difficulté de l’action entreprise. L’initiative ne laisse aucune place au hasard : chaque joueur décide du moment auquel il intervient, mais plus il agit rapidement, plus il obtiendra de malus, et vice versa. Il est à noter que ce système se veut meurtrier : en dépit des protections et armures, les points de vie défilent ainsi à vitesse grand V : la police a besoin de flics prudents et raisonnables, pas de têtes brûlées qui finiront rapidement avec une médaille à titre posthume…

Quant aux inspirations, difficile de toutes les répertorier, tant Los Angeles a su inspirer et marquer les esprits ! En vrac, il sera possible de recréer le LA aseptisé et ensoleillé de séries telles que « Pacific Blue » ou « CHIPS » (où la loi, la morale et la bonne humeur l’emportent à chaque fois) comme la métropole inquiétante, violente et glauque de films tels que « Strange Days » ou « Blade Runner ». Quant aux modèles de policiers, le choix est à l’avenant : super-flic digne de « Rick Hunter » ? Ripou de haut-vol sorti tout droit de « The Shield » ou de « Training Day » ? Personnage brutal et nevrosé tiré des pages malsaines de James Ellroy ? Binôme rocambolesque calqué sur « L’Arme Fatale » ? Enquêteur acharné décidé à aller jusqu’au bout, façon « Heat » ? Retraité bon pied bon oeil de « Chute libre » ? Que de variété… Et encore, c’est faire passer à la trappe bon nombre de séries et films américains de qualité, de « NYPB Blue » à « Oz », des « Affranchis » à « Carlito’s Way »; dont le seul crime est de ne pas évoquer le LAPD ou la Cité des Anges ! Les plus acharnés pourront également se rabattre sur l’abondante production policière française et allemande d’hier et d’aujourd’hui, pour le pire et le meilleur. Ou alors chanter à tue-tête « California Love » de 2Pac.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.